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Oser sortir de sa zone de confort

6 mars 2017 - articles
Oser sortir de sa zone de confort

Pourquoi je suis heureux de mon expérience de VRP ?

Après 10 années de travail sur un poste qui était tout sauf routinier, il m’est venu à l’esprit que la vie était trop courte pour renoncer à ses buts et à ses rêves.

De nature curieuse, j’ai décidé de partir et, après une mûre réflexion, je me suis mis en quête d’un emploi dans un domaine qui m’intéresse, différent de celui ou j’ai exercé durant des années, et avec des conditions de travail et de rémunération conforment à mes aspirations.

Après tout, comme les loisirs, le travail devrait être une source d’enrichissement et de dépassement, au sens financier, comme au sens intellectuel !

Cela devenait de moins en moins le cas dans mon ancien emploi.

Je ne savais pas trop où me diriger et après plusieurs tentatives infructueuses, j’ai eu la surprise et la joie de concrétiser ce projet sur un poste décroché grâce à une petite annonce.

Le domaine touchait pleinement ma fibre « écolo et technologique », les bureaux étaient à quelques minutes montre en main de mon domicile, avec 3 feux et une voie rapide, le salaire était variable et non limité, reflétant le résultat de mes efforts, sans plafond. Ouah !…. Que demander de plus ?

Me voilà donc formé au poste le plus ingrat de la chaîne sociale des commerciaux : le vendeur représentant placier…

Formation très pratique et illustrée d’exemples concrets !

Avec une méthode élaborée tout en finesse, à  apprendre et maîtriser par cœur, et du théâtre pour la mise en condition, me voilà formé, prêt à prendre le Flambeau d’ambassadeur pour sauver le monde ! Oui, pour le monde, Messieurs-Dame, de la production d’électricité polluante par notre solution révolutionnaire « propre » … tout un programme.

Vraiment passionnant d’autant que le formateur est lui-même fort d’une expérience significative, rompu à toutes les ficelles du métier.

Mais pourquoi Ingrat ? :

Le VRP part de rien et doit tout faire à la force … de son culot, de son courage et de son talent de persuasion et d’un mental d’acier nécessaire pour ne pas se décourager dans l’adversité.

Quand une personne achète le produit, c’est la confiance que vous lui inspirez  qu’elle achète.

Le hasard a peu de place dans cette mission. La méthode à suivre et apprendre par cœur est éprouvée et efficace.

Cette trépidante formation passée, les nouveaux VRP, dont votre serviteur, sont littéralement lâchés dans la nature… un petit village de 200 habitants, entouré de champs à perte de vue…

Et là, comment vous dire ?

C’est tout un monde d’aventure. Aucun jour ne ressemble à l’autre.

En premier lieu, en deux minutes il y a le challenge d’attirer l’intérêt d’inconnus pour avoir un rendez-vous dans les 48 heures afin de discuter, pendant 2 à 3 heures dans leur salon en compagnie de leur conjoint.

La méthode est redoutable,  je vous ai averti !

Les personnes rencontrées souvent formidables,  toutes différentes ….  Du retraité au chef d’entreprise, du jeune couple au célibataire passionné par son métier, quelle richesse d’expériences et de partages ….

« Ah, oui !, c’est vrai !, je suis bien là pour vous vendre quelque chose, ou du moins, après vous avoir sensibilisé à un vrai problème qui vous coûte de plus en plus cher et vous en coûtera davantage les années à venir, vous conviendrez que la solution qui attend sagement dans mon attaché-case vaut largement les milliers d’euros que je vous conseille fortement d’investir … »

Quelle poussée d’adrénaline à l’idée qu’une vente réussie peut, non seulement permettre au « futur client » d’économiser une part non négligeable de ses factures  peut contribuer à un monde meilleur,  mais en plus, en deux ou trois heures, me permettre de gagner une somme rondelette.

Ne croyez pas que c’est de l’argent  facile, car s’il y a des adjectifs qui conviennent au VRP, c’est bien ceux de résilient et diplomate.

Que de refus pour un oui ! Que d’énergie, d’ampoules, d’engelures, pour un petit « oui » parfois plus espéré !….  Que de longues joutes s’apparentant à l’AÏKIDO pour prendre les arguments de mes hôtes et en trouver des parades qui poussent leurs réticences dans leurs derniers retranchements, sans jamais perdre son sang-froid et en restant dans le respect le plus total.

Rien n’est gagné d’avance, même avec les profils les plus susceptibles d’être facilement convaincus ou intéressés.

Un autre aspect merveilleux : Quelques mois avant je roulais 2 à 3 heures par jours dans les bouchons parisiens. Là, je roulais 2 à 3 heures par jour dans une immensité verte quasi déserte à perte de vue, sur des petites routes de campagne. Quel repos et quelle sérénité. Une vraie thérapie contre le stress !

En plus de la rencontre avec des personnes formidables, c’est aussi l’occasion de découvrir toute une région inconnue, jusqu’à en maitriser la géographie et la circulation dans une petite bourgade de 2/3000 habitants.

Hélas, toute médaille a son revers et celle de ce poste ne m’a pas permise de continuer : J’étais trop mal à l’aise à l’idée d’être un vendeur de financement. Ce n’est pas mon truc, d’autant que mon côté technique ne pouvait, avec les informations en ma possession, recouper en toute indépendance certains résultats que nous évoquions comme argument de vente.

Qu’importe, ce fut une expérience exceptionnelle qui me marquera pour des années et que je conseille à tous ceux qui sont curieux et passionnés de contacts humains.

 

Pierre-Paul Pillon.

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